Pont-Saint-Esprit : un obus repêché met tout un quartier en alerte
La pêche à l’aimant réserve parfois de bien mauvaises surprises. Ce loisir, qui consiste à repêcher des objets métalliques dans les cours d’eau, peut se transformer en véritable cauchemar lorsque les trouvailles s’avèrent dangereuses. C’est précisément ce qui s’est produit dans une commune gardoise, où un passionné a fait une découverte explosive aux conséquences immédiates pour tout un quartier.
Une découverte alarmante dans les eaux du Rhône
Lundi 10 août 2026, un amateur de pêche à l’aimant a extrait du fleuve un engin explosif datant de la Seconde Guerre mondiale. Plutôt que de prévenir immédiatement les forces de l’ordre sur place, l’homme a pris la décision de ramener l’obus à son domicile.
Ce choix imprudent a placé tout un immeuble du centre-ville de Pont-Saint-Esprit en situation de danger potentiel. Le pêcheur réside dans une zone densément peuplée, multipliant les risques en cas d’incident.
Évacuation et dispositif de sécurité déployé
Après avoir réalisé la gravité de la situation, l’individu a finalement alerté les autorités locales. La réaction des services de secours a été immédiate et massive.
Un périmètre de sécurité a rapidement été établi autour du bâtiment concerné. Plusieurs artères ont été interdites à la circulation automobile comme piétonne, paralysant une partie de la ville.
Accueil des habitants évacués
Les résidents n’ayant pas la possibilité de regagner leur logement ont été dirigés vers la salle des fêtes communale. La municipalité a organisé un dispositif d’accueil temporaire avec tables, chaises et ravitaillement en eau.
L’intervention des spécialistes du déminage était programmée pour ce lundi en fin d’après-midi, afin de neutraliser l’engin et permettre un retour à la normale.
Une série de découvertes inquiétante
Cet incident n’est pas un cas isolé dans le secteur. Il s’agit de la troisième découverte d’engin explosif sur les rives du Rhône depuis le début de l’année 2026.
Cette récurrence soulève des questions sur la présence d’autres munitions enfouies dans le fleuve, vestiges des conflits passés qui continuent de représenter un danger plusieurs décennies après la guerre.

